Turbulences Admin
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Agile
6 août 2020

Chose promise, chose due

Je vous ai déjà parlé de l’importance de bien gérer ses services sur Azure pour éviter les mauvaises surprises. Comme l’histoire se termine avec une fin heureuse, je peux maintenant la raconter.

En janvier dernier, j’ai laissé ouvert trop de service pendant trop longtemps, j’ai donc reçu une facture de 300$ de la part de Microsoft pour le temps machine qui dépassait ma limite.  Bof, chez novIQ tout le monde a un budget de développement professionel qui peut être utilisé pour assister à des congrès, acheter des livres ou des cours en ligne, acheter un portable et il me restait en masse de budget.  Du temps Azure qui me sert à expérimenter cette technologie, ça rentre dans la définition de « développement professionel » donc j’ai passé ça la-dessus.  Comme je savais que Azure offrait une fonction permettant d’apposer une limite de facturation (lorsque la limite est atteinte, les services sont désactivés jusqu’au début de la prochaine période de facturation), j’ai ouvert un billet pour apposer une limite à 0$ sur mon compte Azure pour éviter que la situation se reproduise.  Comme mon compte Azure datait des débuts d’Azure, cette fonction n’était pas disponible et le gars du support n’était pas certain que si je détruisais mon compte, je pourrais en avoir un autre.  J’ai donc abandonné l’idée d’avoir la limite et je me suis dit que je surveillerais ma facture plus régulièrement…

En mai, j’ai finalement été accepté dans le preview de HDInsight (implémentation Hadoop de Microsoft). J’ai créé un cluster mais je n’ai pas fait de tests par manque de temps. Comme le service était en preview, je croyais que je ne serais pas facturé mais les petits caractères expliquaient bien que le temps machine était facturé (à rabais toutefois pendant le preview). Mi-juillet, j’ai reçu un courriel pour dire que j’avais une facture en attente; oups…. En fait, il y avait deux factures en attente pour un total de plus de 1200$, déjà passé sur ma carte de crédit bien sûr. J’avais encore du budget de développement professionel novIQ mais j’aime mieux l’utiliser pour une conférence à Redmond, San Francisco ou Las Vegas que pour payer du temps de machine, qui ne m’a rien donné en plus. Donc, j’ai ouvert un billet à la facturation et après quelques semaines de négociation, ils ont accepté de rembourser la facture juin-juillet parce qu’ils n’avaient pas envoyé de courriel pour la facture de mai-juin donc je n’ai pas eu la chance de corriger mon erreur. Je leur ai expliqué que Microsoft avait quand même une responsabilité pour la première facture parce qu’ils n’avaient pas pu me donner une limite de facturation à 0$ mais pour le service de facturation, ils ne pouvaient rien faire de ce côté. J’avais demandé aux gars de Microsoft à Québec si ils pouvaient faire quelque chose mais comme on était dans la période de vacances et qu’ils n’ont pas beaucoup de contrôle la-dessus je crois, je n’obtenais rien de ce côté.  Après quelques semaines sans nouvelle, j’ai donc décidé de lancer un SOS à probablement les deux plus ardents défenseurs des développeurs Microsoft, Scott Hanselman et Scott Guthrie.  Je leur ai écrit mon aventure en me disant que d’ici quelques mois, ils auraient peut-être le temps de s’intéresser à mon problème… La journée même, Scott Guthrie m’a répondu et a mis son équipe à l’oeuvre pour régler mon problème. Quelques jours ouvrables plus tard, ma carte de crédit était remboursée! Wow! Quand on sait tout ce que Scott fait chez Microsoft, j’ai été très impressionné qu’il me réponde et en plus si rapidement.

Donc, résultat de l’aventure; Azure est sans contredits une plateforme pour être utilisée non seulement pour la production mais pour l’environnement de développement en plus. Et je peux maintenant témoigner que si vous rencontrez des problèmes avec Azure, quelqu’un chez Microsoft devrait pouvoir vous aider. Même ScottGu (et son équipe bien sûr)!  Mais fermez tout de même vos services inutilisés!